1626 à 1640 : un jardin royal de plantes médicinales prend forme
L'histoire commence avec un édit royal du 6 janvier 1626, suivi de l'acquisition du terrain en 1633, d'un texte fondateur en 1635 et de l'inauguration du site en 1640. À l'origine, le lieu était le Jardin royal des plantes médicinales, créé pour enseigner la botanique, la chimie et l'anatomie aux médecins et aux pharmaciens. Cet ADN pédagogique se lit encore dans les plates-bandes classées et les plantes étiquetées.
Buffon en fait un moteur des Lumières
Au XVIIIe siècle, Buffon contribue à transformer le jardin en grande institution scientifique européenne. Le terrain s'agrandit, les collections rapportées d'expéditions lointaines continuent d'arriver, et l'ancien Cabinet du Roy s'ouvre davantage au public. Même le célèbre cèdre planté en 1734 rappelle que ce lieu a toujours été un espace de science active, pas seulement une promenade.
1793 et 1794 ouvrent une nouvelle ère publique
Le décret du 10 juin 1793 crée le Muséum national d'Histoire naturelle, et la Ménagerie ouvre l'année suivante. Ce basculement compte, car le jardin cesse alors d'être seulement une enclave royale d'enseignement pour devenir une partie d'une institution publique plus large, consacrée à la recherche, aux collections et à l'éducation. Le caractère mêlé que tu ressens aujourd'hui commence ici.
Les galeries repères arrivent par vagues
Le XIXe siècle et les décennies suivantes remplissent le site des bâtiments qui orientent encore les visiteurs : la Galerie de Minéralogie et de Géologie en 1841, la Galerie de Zoologie en 1889, la Galerie de Paléontologie et d'Anatomie comparée en 1898, ainsi que de grandes phases de construction des serres dans les années 1830 et 1930. En 1994, l'ancienne galerie de zoologie renaît sous le nom de Grande Galerie de l'Évolution. C'est pourquoi le jardin paraît stratifié plutôt que figé dans un seul siècle.